Contribution SD Paris 10e : Sur l'ensemble du texte

Publié le par Webmaster

Réduire au maximum l'introduction qui reste assez creuse, imprécise et déclarative. Ou bien faire un diagnostic plus complet, plus précis.

 Voici les cinq exigences pour un congrès efficace que nous voulons développer avec vous :

1. Changeons la gouvernance (le fonctionnement) du Parti socialiste.

Pour ce faire, il nous faut :

-     Retrouver un leadership de travail.

-     Imposer une transparence, par la création d’une TV via Internet et la retransmission des travaux des conseils et bureaux nationaux.

-     Mettre à disposition des militants des compte-rendu des conseils et bureaux nationaux .

-     Changer les méthodes des instances de direction nationales. Instaurer le non-cumul des fonctions internes au parti, le non-renouvellement au-delà de deux mandats successifs identiques. Meilleure représentation des « petits » élus locaux.

-     Donner aux secrétaires nationaux un vrai rôle de porte-parole du PS sur leur délégation, de manière à ce que les français identifient clairement la « voix » du PS sur chaque thème (économie, éducation, culture..). Le PS doit retrouver une cohérence dans son expression vers l’extérieur du parti.

-     Redonner au Conseil national son pouvoir d’orientation et de contrôle.

-     Instaurer des conseils fédéraux où les grands élus siègent et rendent compte, et où les secrétaires de section puissent participer aux décisions.

-     Encourager les sections investies dans la société : les sections thématiques (Entreprises, Culture…) mais également faire en sorte que l’assise territoriale des sections soient répercutées au niveau des instances nationales, de manière à ce que la direction du parti traduise mieux la diversité de la société.

-     Pour avoir un parti à l’image de la société, élargir la base sociologique des sections, présenter à l’opinion publique des porte-parole à l’image de la France.

-     Respecter les militants, d’abord en les impliquant dans les débats nationaux et en leur donnant la parole sur le fond pour faire vivre le débat démocratique à l’intérieur des sections sur d’autres enjeux que des désignations de candidats ; trouver les modalités pour les associer au processus décisionnel en généralisant par exemple la méthode du programme législatif de 1997 et en organisant des référendums militants sur des question précises.

-     Repenser l’accueil politique des nouveaux adhérents en organisant annuellement des journées d’accueil au niveau fédéral qui allieraient convivialité (pot), réflexion et formation politique ; rendre accessibles facilement la déclaration de principe, les statuts, les grands textes fondateurs, les textes des grandes réformes et les étapes qui y ont conduit….

-     Développer la formation des militants sur l’idéologie, les valeurs, l’histoire du parti…

-     Organiser des journées/week-end de formation, à l’échelle nationale ou fédérale (type La Rochelle mais à plus petite échelle).

-     Préparer de grandes conventions dans le cadre d’« ateliers de l’alternative » ouverts à nos partenaires et à la société civile pour trancher les grandes orientations : égalité, école, vieillissement et protection, réforme des l’Etat et des collectivités locales.

-     Faire respecter les décisions du parti afin de garantir la crédibilité du parti vis-à-vis de l’extérieur.

2. Inventons une nouvelle stratégie de rassemblement

Pour que la gauche redevienne victorieuse, il est nécessaire de :

 

-     Réduire les menaces que représentent pour nous Olivier Besancenot et François Bayrou.  

-     Etre présent dans toutes les structures de la société qui sont des lieux d’action (syndicats, associations, conseils de quartier…)

-     Transformer le PS en parti de toute la gauche, en visant un score de 35 %.

-     Reconquérir les territoires relégués et le salariat précarisé.

-     Associer  les intellectuels à notre réflexion.

-     Engager un dialogue régulier et approfondi avec le monde associatif et les syndicats.

-     Promouvoir la parité et la diversité, notamment par une meilleure préparation des candidats. Promouvoir et réaliser concrètement la parité et la diversité dans le parti à tous les niveaux : militants, élus locaux, instances de direction. Susciter en amont –y compris par la formation-  les candidatures diverses et paritaires.

-     Offrir à l’opinion publique des porte-parole à l’image de la France.

-    Faire du contrat de gouvernement le préalable à l’octroi de circonscriptions aux Verts, au PCF, au PRG, au MRC à nos partenaires de gauche.

-     Préparer la désignation de notre candidat à l’élection présidentielle, en 2011, par l’organisation de primaires organisées autour du PS et ouvertes à tous ceux qui le souhaitent. Pour ne pas instrumentaliser les partis partenaires, pour aboutir à un débat de fond et intégrer cette élection dans la culture politique française,  monter un groupe de réflexion sur la préparation de ces primaires.

 

3. Définissons un projet de société : le nouveau modèle de développement

Ce modèle consiste à :

-     Réorienter l’éducation et l’enseignement supérieur pour assurer à la France un avantage comparatif durable sur les pays émergents dans les secteurs à forte  valeur ajoutée.

-     Repenser le rôle des universités et des grandes écoles, mettre plus de moyens humains et financiers dans les universités pour assurer l’excellence de tous les pôles universitaires. Viser plus particulièrement les filières qui sont actuellement en danger, c'est-à-dire les filières de sciences humaines.

-     Ajouter la dimension européenne dans l’enseignement et la recherche. Mettre en place des pôles de recherche au niveau européen pour donner à l’Europe un avantage comparatif avec les pays émergents.

-     Renforcer les moyens pour l’université et la recherche fondamentale.

-     Mettre en œuvre une stratégie industrielle et des services qui articule plus finement programmes sectoriels et action territoriale : développement de pôles de recherches et d’innovation associant universités, centres de recherche, entreprises et collectivités locales, simplification et concentration des aides à l’innovation sur les PME…

-     Lutter contre les déficits, réduire la dette publique et stabiliser les prélèvements obligatoires par une réforme de l’Etat intelligente et un investissement social plus efficace.

-     Poursuivre la modernisation de la fonction publique en faisant évoluer les pratiques de gestion publique, en favorisant une meilleure répartition des emplois publics tout en préservant les missions de l’Etat. La réforme de L’Etat ne peut être conduite sur le modèle de la révision générale des politiques publiques, qui poursuit comme objectif principal la réduction massive du nombre de fonctionnaires, au mépris de l’intérêt général.

-     Rendre la croissance plus respectueuse de l’environnement en encourageant la biodiversité, les économies d’énergie et l’instauration d’une taxe internationale sur les émissions de CO2.

-     Faire naître un nouvel équilibre Nord-Sud, par un effort de coopération réorienté, la régulation des ressources premières et de l’eau et la lutte contre la famine.

-     Repenser la croissance au niveau mondial en concertation avec les pays émergents. Trouver ensemble un modèle de développement durable pour la planète qui permette à ces pays d’accéder à un niveau de vie comparable aux pays développés tout en respectant les équilibres écologiques et les exigences sociales qui accompagneront ce progrès économique.


4. Abordons la nouvelle question sociale

C’est une condition de la réussite du nouveau modèle de croissance. Pour faciliter l’égalité réelle des chances et l’émancipation individuelle, il faut :

-     Repenser nos systèmes de protection sociale et les garanties collectives des salariés pour améliorer la mobilité professionnelle, cruciale pour la création d’emplois et de richesses.

-     Dès le plus jeune âge, appliquer le concept d’égalité réelle en donnant les moyens à l’Education nationale d’assurer partout et pour tous un enseignement de qualité : replacer l’enseignant au cœur du système éducatif, ouvrir des classes d’excellence dans les zones socialement désavantagées, prévoir jusqu’au lycée deux adultes par classe quand c’est nécessaire.

-     Proposer un nouveau système de financement pour les étudiants les plus précaires, leur assurer une couverture maladie suffisante, rénover et augmenter le nombre de logements étudiants.

-    Préparer les personnes et territoires fragilisés à affronter les mutations, par un effort accru dans les services publics, notamment l’éducation, des formations repensées et la mise en place d’un système de « salarié franc » allégeant les cotisations sociales pour les embauches de jeunes venant des territoires relégués.

-     Promouvoir la démocratie sociale et la participation des salariés aux prises de décisions stratégiques des entreprises.

-     Créer une allocation d’autonomie pour les étudiants sous condition de ressources du foyer fiscal et de réussite scolaire.

-     Créer un contrat d’entrée dans la vie active associant accompagnement dans la définition d’un projet professionnel, formation qualifiante et rémunération à hauteur de l’allocation de solidarité.

-     Encourager une plus grande redistribution des cartes à chaque génération en rééquilibrant la fiscalité au profit du travail et au détriment de la rente.

-    Anticiper les évolutions rendues nécessaires par le vieillissement de la population, en améliorant la prise en charge de la dépendance.

-    Encourager la natalité, par une réforme du congé parental permettant aux pères d’assumer une part plus importante de la garde des bébés et des jeunes enfants.

 

5. Relançons l’Europe

Mettre l’Europe en transversale dans la contribution et en tout cas pas en 3 petits points à la fin de la contribution.

À cet, effet, nous devons :

-    Faire de l’Europe l’outil d’une nouvelle gauche dans la mondialisation, en dessinant un projet économique et social européen.

-     Faire vivre une Europe politique en travaillant à la démocratisation des décisions européennes.

-     Faire vivre la réalité de l’Europe par des rapprochements entre le PS français et le PSE.

-     Encourager, dans la nouvelle donne institutionnelle issue du Traité de Lisbonne, l’imposition par le Parlement européen d’un pacte économique écologique et social continental.

-     Renforcer les capacités de l’Europe en matière de défense, de sécurité, de politique d’immigration.

-     Elargir les domaines de compétences des services publics européens et en créer de nouveau.

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rox 19/06/2008 14:00

Peut être vaut-il mieux supprimer le terme "petits" élus locaux, et parler simplement d'élus locaux. Ils n'en sont pas moins des élus au même titre que les autres !